Le Petit Prince: 80 ans et toujours pas une grande personne!

Culte célébré le 31 mai 2026 au temple de Colombier, avec la participation musicale de l’orchestre junior de l’Harmonie de Colombier. Grand merci et bravo à Clémence, Lionel, Lou-Ann, Lydia, Margaux, Noah, Rosa, Valentine et Yaël, soutenus par Christophe et dirigés par Pascal Rausis.

Habituellement, je ne publique que le texte de la prédication sur le blog. Mais pour ce culte, les textes liturgiques ont aussi été préparés autour du Petit Prince, je les partage donc également.

Accueil

En 1946, soit il y a tout juste 80 ans (c’était hier!), paraît le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. L’histoire de ce petit garçon n’a pas pris une ride même si, comme il le disait lui-même : les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatiguant pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications…
Ce petit bonhomme à la chevelure blonde ébouriffée nous accompagnera ce matin, s’il le veut bien. De même que les jeunes musiciennes et musiciens de l’orchestre junior de l’Harmonie de Colombier.

Introduction

Parmi les enfants et les grandes personnes présentes ici ce matin, je ne sais pas qui a lu ou relu le Petit Prince récemment. Peut-être les plus jeunes d’entre nous sont-ils ceux qui en ont le souvenir le plus précis. Je me permets donc en quelques mots, de nous en rappeler l’intrigue.

Le Petit Prince vit sur une toute petite planète sur laquelle il y a 3 volcans, 2 en activité et un éteint, des fleurs dont une rose en particulier, et des baobabs qui ne manqueraient pas de tout envahir si le petit prince ne prenait pas soin chaque jour de les enlever. Une planète si petite que pour ceux qui aiment les couchers de soleil, il est possible d’en voir plusieurs par jour. Il suffit de déplacer sa chaise.

Profitant d’une migration d’oiseaux sauvages, le Petit Prince quitte sa planète pour aller en explorer d’autres. C’est ainsi qu’il voyage d’une planète à l’autre, rencontrant un roi, un vaniteux, un buveur, un businessman, un allumeur de réverbère et un géographe avant d’arriver sur Terre. Là il fait la connaissance d’un renard, d’un aiguilleur, d’un marchand de pilules puis d’un aviateur qui tente de réparer son avion tombé en plein désert. C’est sous sa plume que nous découvrons les aventures du petit prince.

Prière d’humilité

Nous arrivons nous aussi ce matin, chargés de nos pérégrinations personnelles. D’une planète à l’autre, d’une rencontre à une autre, notre semaine a été faite de tant d’aventures. Des légères qui ont ravivé nos forces. Des profondes qui ont chamboulé quelque chose en nous. Et peut-être aussi de plus rudes qui ont alourdi notre marche en avant. En ouverture de ce temps de culte, prenons un temps de prière pour faire halte.

Seigneur notre Dieu
Tu portes ton regard sur nous.
Et tu lis au fond de nos cœurs.

Tu sais de quoi est faite ma vie.
Tu connais les cailloux qui me font mal aux pieds.
Les épines qui écorchent mes mains.
Les pierres qui alourdissent mes poches.

Tu sais mon regret d’avoir passé à côté d’un lever de soleil.
Ma tristesse de ne pas avoir pris le temps d’aimer un mouton.
Ma nostalgie devant les fleurs maintenant fanées.

Seigneur notre Dieu
Nous t’en prions.
Ne nous laisse pas là.
Relève nos têtes.
Ouvre nos esprits.
Dépose au fond de nos cœurs ton pardon.

Afin que la vie ne soit pas lourde.
Et que notre regard se porte vers aujourd’hui.
Amen

Paroles de grâce

Le Seigneur entend nos prières. Il connaît nos limites et nous rejoint dans la réalité de nos vies. Je vous invite à vous lever pour recevoir ses paroles de grâce.

Il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer.
La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m’en réjouir.

Que Dieu ouvre vos regards
et que son souffle emplisse vos poumons.
Afin que sa grâce abonde en vous.
Et que vous puissiez vous en réjouir.
Amen

Introduction aux lectures

Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.)

C’est avec ces mots que s’ouvre le Petit Prince. Pas le récit lui-même, mais le livre. En effet, sur cette page que l’on tourne rapidement lorsque l’on est avide de commencer la lecture et que l’on ne fait que survoler souvent, quand encore on ne la saute pas complètement : la dédicace. Antoine de St-Exupéry dédicace son ouvrage à son ami Léon Werth. Demandant pardon aux enfants de le dédicacer à une grande personne et corrigeant même sa dédicace : à Léon Werth quand il était petit garçon.

Car toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.)!

Le Petit Prince paraît en France en 1946, deux ans après la mort de son auteur dont l’avion a disparu en Méditerrannée. Saint-Ex ne connaîtra jamais le succès phénoménal de son conte. C’est à l’occasion des 80 ans de sa sortie que je suis tombée sur ce numéro spécial du journal Le 1. Et cela m’a donné envie de me replonger dans la lecture du Petit Prince. Dès la première page, on sait que ce que nous nous apprêtons à lire est un livre pour enfants. Pour tous les enfants. Et peut-être avant-tout pour les grandes personnes qui, quelque part au fond d’elles-mêmes, se souviennent qu’elles ont été des enfants.

Je vous propose maintenant 3 courts textes. Les deux premiers, issus des évangiles de Marc et de Jean. Et le troisième, du Petit Prince bien sûr.

Prière d’illumination

Dessine-moi un mouton! demande le petit prince.
Mais il refuse les moutons que l’auteur dessine pour lui.
Puis celui-ci griffonne une boîte et lance : Ça, c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.
Alors le visage du petit prince s’illumine.

Seigneur, nous te demandons la vie.
Nous te prions pour que celle-ci ait du sens.
Et nous attendons de toi des réponses.

Ouvre-nos cœurs afin que la Bible soit plus qu’un grand livre ouvert devant nous.
Donne-nous d’y entendre résonner une parole qui vient de toi.
Que nos visages s’illuminent en voyant au-delà de l’évidence.
Et que ta Parole se révèle à nous dans toute son étendue.
Amen

Lectures

Évangile selon Marc, chapitre 10, versets 13 à 16 (traduction Nouvelle Français courant)

Des gens amenaient des enfants à Jésus pour qu’il les touche, mais les disciples leur firent des reproches. Quand Jésus vit cela, il s’indigna et dit à ses disciples: « Laissez les enfants venir à moi! Ne les empêchez pas, car le règne de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Je vous le déclare, c’est la vérité: celui qui ne reçoit pas le règne de Dieu comme un enfant ne pourra pas y entrer. » Ensuite, il prit les enfants dans ses bras et il les bénit en posant les mains sur eux.

Évangile selon Jean, chapitre 4, versets 10 à 15 (traduction Nouvelle Français courant)

Jésus continua: « Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé de l’eau et il t’aurait donné de l’eau vive. » La femme répliqua: « Seigneur, tu n’as pas de seau et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau vive? Serais-tu plus grand que notre ancêtre Jacob, qui nous a donné ce puits et qui a lui-même bu de son eau, ainsi que ses fils et ses troupeaux? » Jésus lui répondit: « Toute personne qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai jaillira jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit: « Seigneur, donne-moi de cette eau, pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus besoin de venir puiser de l’eau ici. »

Le Petit Prince, chapitre XXIII

– Bonjour, dit le petit prince.
– Bonjour, dit le marchand.
C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.
– Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
– C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
– Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
– On en fait ce que l’on veut…
Moi, se dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine… 

Prédication

Les grandes personnes ne comprennent rien

Cette femme, rencontrée ce jour-là au bord du puits est une grande personne! Elle ne comprend rien et passe à côté de l’essentiel. On lui parle d’eau vive, elle ne voit que le seau à jeter au fond du puits. On lui parle de sens de la vie, elle ne pense qu’à sa gorge sèche.

En lisant ces deux passages des évangiles juste après avoir lu le Petit Prince, je me suis dit que la dédicace pourrait presque être une parole de Jésus tant il en a croisé, lui aussi, des grandes personnes! Et peu d’entre elles se souvenaient qu’elles avaient été des enfants…

En premier lieu ses propres disciples, qui ne semblent pas comprendre qu’il n’y a pas lieu d’écarter les enfants qui viennent vers lui. Tout cela part chez eux d’une bonne intention. Jésus est très occupé, très sollicité. Ils sont là pour l’aider, le préserver, le défendre. Ils jouent à la fois le rôle de garde du corps et d’impresario. Et ils savent bien que Jésus ne veut pas être un simple distributeur de bénédictions, il a déjà refusé de répondre aux demandes des gens qui voulaient obtenir de lui des signes de sa puissance.

Mais les disciples n’ont pas compris que l’intention n’était pas la même. Si Jésus résiste à répondre aux attentes de ceux qui viennent à lui pour le tester, voire le piéger, il ne rejette pas ceux qui viennent à lui avec sincérité et humilité. La question centrale n’est ce qui est demandé, c’est l’intention dans laquelle la demande est adressée.

Jésus renvoie toujours la personne qui lui fait face à elle-même. Il oblige son interlocuteur à s’interroger sur ses intentions. Il pose des questions, il déplace et oblige à se déplacer.

Le règne de Dieu appartient à ceux qui sont comme les enfants

Jésus profite de la présence de ces enfants pour illustrer un enseignement. Le règne de Dieu appartient à ceux qui sont comme eux.

À travers les âges, le rapport à l’enfant dans la société a beaucoup évolué. Dans l’Antiquité juive, le petit enfant n’était pas considéré comme une personne à part entière. Il ne devenait quelqu’un au moment de sa majorité religieuse, à 13 ans pour les garçons, 12 pour les filles. Dans le monde romain, l’enfant est un mot neutre (infans), puis il devient un puer (un petit garçon) qui est aussi le mot pour le jeune esclave. Des personnes qui n’ont pas de statut dans la société. Il faut se souvenir que la mortalité infantile élevée à cette époque. Seuls certains des enfants mis au monde devenaient des adultes, des personnes. L’enfant ne l’est pas encore. Et on n’est pas sûr qu’il le deviendra.

Notre réalité sociale et sanitaire est bien différente. Jean Piaget, Françoise Dolto, Maria Montessori sont passés par là. Mais aujourd’hui, certains esprits chagrins craignent que le balancier penche désormais trop de l’autre côté et que l’on risque le règne de l’enfant roi.

Un monde d’adultes

Pourtant, on ne peut pas nier qu’en Suisse – et en occident en général – nous vivons dans un monde fait par et pour les adultes. On rehausse les chaises pour faire manger les enfants à nos tables à dimensions d’adultes. On demande aux petits d’être tranquilles et silencieux parce que dans le monde des adultes, on ne joue pas dans le bus! Et comme il est difficile pour un enfant de ne pas jouer ou de ne pas faire de bruit, les parents trouvent des subterfuges pour qu’ils ne dérangent pas. Il n’est alors pas rare qu’on leur colle un écran entre les mains. Comme ça au moins ils ne font pas de bruit. Ils ne dérangent pas les adultes. Mais ces parents là sont sévèrement jugés : ah ces enfants qui sont tout le temps sur les écrans…

Dans une société où la natalité est en baisse et l’espérance de vie en hausse, on vit de plus en plus dans un monde où l’enfance n’est qu’un bref passage de la vie.

Les enfants sont des adultes en devenir et rien de plus. L’enfance est un passage obligé, dans l’attente de devenir une version aboutie de soi-même : une grande personne !

Oh ! Cela ferait bondir notre Petit Prince s’il savait que nous n’attendons qu’une chose, c’est de devenir des grandes personnes. Parce que l’enfance a quelque chose de plus beau, quelque chose de plus sain, dans son rapport au monde.

Un rapport plus sain au monde

Le Petit Prince, par ses questions naïves ou impertinentes, révèle tantôt l’absurdité, tantôt l’inconséquence des adultes.

Le buveur qui boit… pour oublier… qu’il a honte… de boire !
Le businessman qui compte et recompte les étoiles qu’il possède, afin d’être riche. Une richesse qui lui sert à acheter d’autres étoiles.
Un géographe qui n’a jamais mis le nez hors de son bureau et qui n’a aucune idée si les cartes qu’il dessine correspond à quelque chose. Parce que ça, c’est le boulot de l’explorateur. Un géographe n’a pas le temps de flâner.

Les rencontres du petit prince sont résumées en ses termes: Le petit prince avait sur les choses sérieuses des idées très différentes des idées des grandes personnes.
Et c’est sans doute là le centre de tout.

Une idée sur les choses sérieuses

Le Règne de Dieu appartient à celles et ceux qui ont sur les choses sérieuses des idées très différentes des idées des grandes personnes!

Parce que les grandes personnes portent sur le monde un regard utilitariste, comptable et grave. Parce qu’elles construisent des existences sans faille apparente, mais sans profondeur. Parce qu’elles organisent leur vie pour ne jamais dépendre, ne jamais s’attacher, ne jamais apprivoiser ni se laisser apprivoiser. Parce que les grandes personnes, de peur de perdre, ne prennent pas le risque vivre.

Pas étonnant dès lors que l’adolescence soit une période aussi remuante. Quand on prend conscience de l’énormité du monde des adultes dans lequel on entre, cela a de quoi donner le vertige ! Et ce tiraillement de la grande personne qu’il est attendu que nous devenions et que l’on cherche à devenir, et cette enfance que l’on se réjouit de quitter mais que l’on aimait tant. Ce matin, j’ai envie de vous dire, à vous qui êtes dans cette période de votre vie: tout n’est pas perdu. Il y a des grandes personnes qui se souviennent qu’elles ont été des enfants. Il y en a. Et vous pouvez en être. Montrez-nous comment en être !
Car le règne de Dieu appartient à celles et ceux qui sont comme eux !

La capacité à voir l’essentiel

Ce règne qu’annonce Jésus s’apparente peut-être à une de ces planètes visitées par le petit prince. Ce règne n’est ni plus ni moins un lieu réel que ces planètes. Il n’est ni un moment ou ni espace auquel nous pourrions avoir accès après notre passage sur Terre. Le règne de Dieu, c’est le monde, c’est la vie perçue et vécue par cette part d’enfance que nous avons en nous. Celle qui voit l’essentiel.

Le renard le dit si bien : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Ce à quoi le petit prince ajoute un peu plus loin : Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cœur.

Tout cela n’est tant pas une affaire d’âge. Je connais, sur la planète Terre, des grandes personnes qui en sont déjà à 10 ans à peine, et des enfants qui soufflent leur 90 bougies. Mais les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes ! Car elles ne comprennent jamais rien toutes seules et il faut toujours et toujours leur donner des explications.

Apprendre des enfants ou apprendre de l’enfance?

On a tant à apprendre des enfants! Disent certains. Cette affirmation me dérange. Car elle est souvent assez convenue. On trouve ça chou… puis on passe à autre chose.

En vérité, les grandes personnes ne se remettent pas en question. Et parce qu’elles sont compétentes en plein de choses dans le monde, elles en deviennent profondément incompétentes spirituellement. Les grandes personnes n’apprennent donc certainement pas des enfants.

En revanche, ce que révèle le Petit Prince, c’est qu’il y a tant à apprendre des attributs de l’enfance. D’une compétence à appréhender le monde de manière plus vraie. Sans calcul, sans opportunisme, sans idées préconçues. Sans la lourdeur de tous les il faut, tu dois, c’est comme ça.

Et avec la fraîcheur de l’essentiel!
Car le règne de Dieu est à celles et ceux qui, s’ils n’ont jamais soif, marchent tout doucement vers une fontaine.

Amen

Prière d’intercession

C’est une question de discipline, me disait plus tard le petit prince. Quand on a terminé sa toilette du matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planète.

Cet appel à la responsabilité vis-à-vis du monde résonne encore avec vérité. Et parfois nous nous sentons impuissants face aux baobabs devenus trop grands. Dans la prière, remettons à Dieu le monde et celles et ceux qui le peuplent. Nous nous unissons dans la prière des uns pour les autres.

Seigneur Dieu, nous habitons une planète bien vaste.
Nous ne parvenons pas, par nos seules forces, à en prendre soin autant qu’elle en aurait besoin.
Nous nous sentons impuissants face au pouvoir des puissants.
Nous peinons à changer les choses.

Dans l’humilité de nos limites,
Et dans la confiance que tes bras, eux, sont assez grands pour porter et pour accueillir, pour planter et pour arracher, nous te confions notre monde.

Nous te prions pour les rois qui ont une vision du monde très simplifiée: tous les autres êtres humains sont des sujets!
Nous te prions pour les vaniteuses qui considèrent que tous les autres êtres humains sont des admirateurs et qui n’entendent jamais que les louanges.
Nous te prions pour les buveurs qui se perdent.

Pour les businesswomen qui sont sérieuses, elles! Et qui se croient riches de tout ce qu’elles possèdent. Mais qui mènent une existence sans bonheur ni sens. Et qui jamais ne sont utiles aux étoiles.
Nous te prions pour les allumeurs de réverbères qui, appliqués, font et refont les mêmes gestes jusqu’à l’absurdité.
Nous te prions pour les géographes qui ne voient pas les beautés du monde.

Nous te prions pour toutes ces vies sans lumière et sans poésie.
Et nous te prions aussi pour les enfants qui aiment une rose.
Pour celles et ceux qui se laissent apprivoiser par un renard.
Pour celles et ceux qui s’émerveillent sous les étoiles.

Fais de nous, Seigneur, des témoins de ton règne d’une vie pleine de sens.

Amen

Envoi et bénédiction

Voilà venu le temps de reprendre notre route. De retourner dans le monde. Un monde de grandes personnes. Dans lequel notre rôle est peut-être d’appeler au souvenir qu’un jour, nous avons été des enfants. Dieu nous y accompagne.

Si vous avez 53 minutes à dépenser, pourquoi ne marcheriez-vous pas doucement vers une fontaine ?

Que Dieu vous bénisse et vous garde.
Dans ce qui est essentiel.
Amen


Voici les lectures qui m’ont inspirée et que je vous recommande.

  • En premier lieu bien sûr, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Le texte est aujourd’hui libre de droit mais si comme moi vous aimez le papier, vous le trouverez certainement dans toutes les librairies… s’il ne se cache pas déjà quelque part dans votre bibliothèque 😉
  • Le numéro hors-série du printemps 2026 du Journal Le 1 XL: Le Petit Prince fête ses 80 ans.
  • L’essai de Clémentine Beauvais L’enfance qu’est-ce que ça change? publié en 2026 chez Labor et Fides.