En route!

Hier nous avons eu la chance d’accueillir le Tuesday’s Gospel pour un culte rempli de musique et d’émotions. Voici le texte de la prédication sur Exode 16,1-3 et Marc 9,33-35.

Coups de pioche.
Le front en sueur le long des lignes de chemin de fer qui petit à petit traversent les immenses plaines américaines.
Coups de fouets.
Le genou à terre dans un champ de coton en Caroline du Sud.
On le voit bien ce chariot que l’on tire jusqu’au jugement dernier (Ride the Chariot, chant interprété en ouverture du culte).

Pas étonnant que les Noirs américains de l’époque se soient à ce point sentis proches des Hébreux. Les rails de chemin de fer des uns étaient les briques foulées au pied des autres. Au rythme et aux secousses des mêmes fouets.
On chantait, on espérait, on rêvait à une liberté possible. Et on entretenait l’espérance, la foi. La confiance en ce Dieu qui avait jadis fait sortir Moïse et les siens du pays du Pharaon. Un jour, ce sera notre tour…

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Quand un simple bâton devient signe

Prédication du dimanche 11 septembre à Cortaillod.
Baptême de la petite Alexia (1 an) et accueil de Vincent Schneider, diacre, et Kevin Didot, animateur de la plateforme RequérENSEMBLE.
Textes bibliques: Exode 4,1-4 et 2 Corinthiens 1,3-4

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Jour de fête

Aujourd’hui est un jour de fête pour Alicia. Le jour de son baptême et également l’occasion de fêter son premier anniversaire. Je pense ne pas me tromper en disant qu’aujourd’hui, elle va être particulièrement choyée et gâtée. Et certainement que plusieurs d’entre vous lui offriront un joli cadeau.

Dans un simple cadeau, il y a beaucoup de choses qui sont exprimées. Le fait que vous tenez à Alicia, qu’elle est précieuse à vos yeux. Que vous souhaitez contribuer à la rendre heureuse. Aujourd’hui, mais aussi au cours de son existence. Et même si l’on sait que les jeunes enfants transforment rapidement en confettis les paquets emballés avec soin, on se donne quand même la peine de choisir un joli papier et de faire un joli paquet.

A de nombreuses occasions dans l’année et dans une relation avec une personne proche, nous symbolisons par un objet et par la manière de le présenter, toute l’affection que nous lui portons et notre souhait de prendre soin de notre relation. Plus largement, dans les relations humaines, nous avons besoin de signes. D’en donner et d’en recevoir.

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Le pouvoir de la parole

Prédication du dimanche 22 novembre 2015 à Cortaillod.

Textes bibliques: Exode 32,1-8 (veau d’or) et Jean 1,1-5 (prologue).

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Où est-il passé ?… Mais que peut bien faire Moïse sur cette montagne?!? Cela fait 3 semaines, non, un mois qu’il est parti. Que fait-il ?… Peut-être qu’il a fui… seul, de son côté. Il les a laissé tomber. Ou alors il lui est arrivé quelque chose. Il aura fait une mauvaise chute.

En l’absence du prophète, le peuple est perdu. Moïse, c’était celui qui parlait à Dieu – ah, voilà que l’on parle déjà de lui au passé ! Dieu lui parlait et lui, il savait parler au peuple. Mais si Moïse n’est plus là, comment connaître la volonté divine? Comment se sentir encore accompagné par Dieu dans cette errance?

Le peuple hébreu fait l’expérience du vertige que provoque la liberté lorsqu’on ne sait que faire de celle-ci. Sans un guide, ils sont perdus. Ils prennent conscience que Moïse seul assurait le lien entre eux et Dieu. Et que rien n’existe pour matérialiser ce lien. Le peuple se cherche donc un nouveau leader, qui saura, lui, ne pas reproduire la même erreur que celle de Moïse. Il les aidera à construire quelque chose de tangible qui scellera le lien entre les Israélites et leur Dieu.

Les paroles s’envolent, les taureaux restent

Il était répandu dans les tribus de la région, de sculpter un taureau, symbole de force, pour servir de piédestal aux divinités. Les Israélites façonnent donc à leur tour un taureau, d’aucuns diraient avec ironie, un vulgaire veau, pour que le Dieu qui les a fait sortir d’Égypte puisse s’y tenir. Ainsi, ils poursuivront leur route, précédés dans leur traversée du désert, par leur Dieu, trônant sur sa monture. Les voilà rassurés. Même en l’absence du prophète, leur Dieu ne leur échappera plus.

Avant de retravailler ce texte pour une rencontre de catéchisme mardi dernier, j’avais le souvenir que, dans cette histoire, le peuple se construisait une fausse divinité et se détournait de Dieu. Mais en le relisant avec attention, j’ai pris conscience que ce n’était pas exactement de cela qu’il s’agissait. Le peuple ne se façonne pas un faux dieu. D’ailleurs, voyant la statue, Aaron s’écrie: «demain, nous ferons une fête pour le Seigneur». Ce veau, c’est bien pour le Seigneur, le Dieu d’Israël, qu’ils l’ont sculpté. En l’honneur du Dieu qui les a fait sortir d’Égypte. Désormais, ils pourront le célébrer. Car ils lui auront façonné un piédestal digne de lui.

Alors, s’ils ne se sont pas détournés du vrai Dieu, quelle a été leur faute? Et pourquoi cela provoque-t-il une telle colère chez Moïse et chez Dieu? En vouant offrir une monture à leur dieu, les hébreux manifestent qu’ils n’ont pas compris qui est Dieu. On ne peut l’asseoir sur une monture, aussi resplendissante soit-elle. Car il demeure insaisissable.

Il serait bien plus confortable et rassurant, il est vrai, de pouvoir lui réserver un lieu, un espace, un temple et dire : voilà où Dieu est. Il est ici et pas ailleurs. Bien plus aisé de le confiner dans un périmètre circonscrit et qu’en dehors de celui-ci, il nous laisse vivre notre vie comme nous l’entendons.

Autrefois, c’est sur un taureau que l’on cherchait à l’asseoir. Aujourd’hui, c’est dans la vie privée, dans l’intime de chacun que devrait être sa place. Et en dehors de là, il faut qu’il nous laisse mener notre vie comme nous l’entendons. Il est là, et surtout il ne faut pas qu’il intervienne dans le domaine public.

Pourtant, ce n’est pas ce Dieu là, le Dieu de Moïse. Lui se révèle par un biais à la fois immensément riche et pourtant si fragile : la parole.

Ce qui nous distingue des bêtes

Et qu’est-ce que c’est que des mots, juste des mots, quand on est déstabilisés, quand on a peur pour son avenir, quand on est désorientés? Dieu parlait à Moïse et Moïse parlait au peuple. Et si Moïse est absent depuis des semaines, ce n’est pas parce qu’il les a laissé tomber, c’est parce qu’il est en tête à tête avec Dieu. Parce qu’il a pris le temps de le rencontrer et de l’écouter. Sur cette montagne, vous le savez bien, il va recevoir ce que nous avons l’habitude d’appeler les 10 commandements ; ce que le texte hébreu appelle les 10 paroles.

En l’absence du prophète, personne n’ose une parole. Pas même Aaron. Et on se dit qu’on a été fous de croire que les mots seuls pouvaient sauver. Mieux vaut assurer l’avenir sur des bases plus solides.

Depuis vendredi dernier, nous avons été submergés de mots. J’ai été très fortement marquée par le foisonnement incessant de textes, de dépêches, d’articles, de blogs. Info en continu sur les télés, à la radio, sur nos tablettes. Beaucoup, beaucoup de mots. Le besoin d’exprimer, de dire : la douleur, l’incompréhension, la compassion. Mais aussi la colère et même la haine.

Beaucoup de mots, mais finalement peu de paroles fortes. Les réactions politiques, stratégiques et militaires ne se sont pas fait attendre. Immédiatement, on entre dans l’action. Croit-on encore à la puissance de la parole? En mesure-t-on encore son pouvoir?

Des commentaires, des analyses, il y en a eu pléthore. Mais peu de discours qui nous permettent de prendre de la hauteur. Qui nous rendent plus humains. Des paroles qui nous fasse prendre du recul, qui nous obligent à prendre distance pour penser.

Aujourd’hui plus que jamais, il est indispensable de penser le monde. Nous avons besoin des penseurs, des philosophes et des théologiens pour formuler une pensée. Une parole qui nous élève. Car c’est bien cela: la parole, qui nous distingue des bêtes.

Notre monde, je crois, ressemble beaucoup à ces Israélites qui se sont dit que faire confiance au Dieu de la parole était une folie. Que mieux valait quelque chose de tangible. C’était plus sûr. Mieux valent, croit notre monde, des représailles militaires, la fermeture des frontières, la multiplication des mesures sécuritaires. Pourtant, ce que Dieu espérait pour son peuple, et qu’il espère aussi pour nous, c’est la liberté. Alors il n’est pas inopportun de se demander si toutes ces actions sont au service de la liberté.

Et en tant que chrétiens, je crois que nous devons redonner sa place à la parole. Sans passer pour des illuminés ou des idéalistes, nous pouvons rappeler la force des mots dans un monde qui se tourne bien vite vers les armes. Nous qui reconnaissons le Christ dans celui que Jean appelait la Parole faite chair, il est de notre responsabilité de témoigner de la force de la parole.

Pour dire l’absurdité

Pour rendre hommage

Pour penser le monde

Pour témoigner de l’espérance

Pour donner du sens

Pour croire à la liberté

Et quand la parole sait être forte, le silence n’est plus celui de la consternation, mais celui du recueillement.

Amen

Le miracle de l’abondance

Prédication du dimanche 6 septembre 2015 à Bevaix.
Textes bibliques: Exode 16,11-18 et Marc 8,1-9.

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Chers amis, dans le monde, beaucoup de choses importantes passent par l’estomac! Et le monde de la Bible n’est pas bien différent de notre monde actuel sur la question: quand les ventres ne sont pas rassasiés, les humeurs s’échauffent.

Le livre de l’Exode raconte que cela fait 2 mois et demi que les Hébreux errent dans le désert et qu’ils sont en manque. « Si seulement le Seigneur nous avait fait mourir en Égypte quand nous nous réunissions autour des marmites de viande et que nous avions assez à manger! » Ex 16,3
Oh combien les ventres creux aliènent la pensée! Le peuple a faim et s’en va jusqu’à regretter le temps de l’esclavage, à idéaliser le passé qui n’était somme toute… pas si terrible… , à en vouloir à Moïse et Aaron de les avoir conduits sur le difficile chemin de la liberté.

Le Seigneur entend, sinon leurs gargouillis, en tout cas leur plainte, et promet: « Ce soir, vous mangerez de la viande, et demain matin vous aurez du pain en suffisance. » Ce pain, ce sera la manne.
Nourriture tombée du ciel et qui permettra au peuple de survivre dans le désert pendant les 40 années à venir. Cette nourriture si extraordinaire qu’elle va jusqu’à éclipser les cailles. Ce peuple rêvait tant de viande et pourtant, on ne nous raconte rien de ce repas. Seulement ces quelques mots: « le soir, des cailles arrivèrent et se posèrent sur tout le camp »…

Rien ne vaut du bon pain

Le pain est et a toujours été absolument fondamental. Il est le symbole de toute nourriture. Nous redisons la place du pain dans notre vie quand nous prions Dieu de nous donner aujourd’hui notre pain de ce jour. Nous le partageons, le rompons en son nom. Nous nous en nourrissons quotidiennement. Le pain a symboliquement cristallisé bread-433995_1280l’incompréhension de la noblesse face aux couches populaires. On connaît cet épisode de la Révolution française et la réponse de Marie-Antoinette lorsqu’on lui annonce que le peuple n’a plus de pain. « Eh bien, qu’ils mangent de la brioche! »

Dans le monde de la Bible, le pain occupe une place toute particulière. Le récit dit de la multiplication des pains en est une illustration. Savez-vous combien de fois dans le Nouveau Testament nous retrouvons cette histoire ?!?
4? comme le nombre d’évangiles?… mais rares sont les récits que l’on trouve chez tous les 4 évangélistes, à part le récit de la Passion.
3? chez les synoptiques?…

Eh bien figurez-vous que nous pouvons lire cette histoire par moins de 6 fois dans le Nouveau Testament! Un fois chez Luc. Une fois chez Jean, qui introduit ainsi la parole de Jésus « je suis le pain de vie ». Et deux fois chez Marc ainsi que chez Matthieu. Surprenant, n’est-ce pas, de la part de Matthieu et surtout de Marc dont le récit est court et où chaque mot semble pesé, de raconter deux fois la même histoire! La même…? Pas tout à fait. Les quelque différences entre les récits laissent assez rapidement comprendre au lecteur averti l’intention de l’auteur de l’évangile. Mais avant de regarder les différences, voyons cette histoire de plus près.

Tant d’estomac à nourrir

Où que Jésus aille, de grandes foules s’attroupent pour écouter son enseignement. De ces personnes assemblées autour de lui, Jésus se sent responsable. Il ne peut pas, sous prétexte qu’il a fini de s’adresser à eux, renvoyer ces gens chez eux. Il ne peut se désintéresser de leur réalité. Cette foule n’est pas une masse informe et anonyme, ce sont des hommes, des femmes, peut-être aussi des enfants. Des familles qui lui font face, qui sont venues jusqu’à lui et qui vont devoir reprendre la route. Jésus ne peut simplement se retourner et faire comme si toutes ces personnes n’existaient plus sous le prétexte seulement qu’elles ne sont plus dans son champ de vision. « J’ai pitié de ces gens » dit Jésus. Littéralement, je suis ému aux entrailles.

À cette émotion, cette réaction viscérale et fondamentalement humaine, les disciples opposent leur impuissance. « Où pourrait-on trouver de quoi les nourrir dans cet endroit désert? »
Que voulez-vous que nous fassions?…
Nous n’avons pas les moyens…
Nous ne pouvons tout de même pas accueillir toute la misère du monde…

Naturellement, l’actualité résonne fortement. Ces populations venues de loin, non pas cette fois pour écouter le discours d’un maître, mais pour échapper à l’horreur. Ces images de bateaux surpeuplés, des centaines des personnes dans les ports et les gares d’Europe. On parle d’afflux, de flots, de vagues. Des termes qui déshumanisent et nous empêchent de voir au-delà des masses anonymes : des hommes, des femmes et des enfants. Des êtres humains comme vous et moi, qui ont un nom, une histoire, une famille.

Face à cette réalité, les discours d’impuissance sont nombreux. Que pourrions-nous faire? Le problème nous semble si grand et nous nous sentons si petits. À ses disciples, Jésus demande: combien avez-vous de pains? Au lieu de se laisser submerger par le problème, de voir tout ce qu’ils ne peuvent pas faire, les disciples sont appelés à prendre conscience de ce qu’ils ont.
Ils ont 7 pains. Ce n’est pas grand-chose… Mais ce n’est pas rien non plus.

Jésus ordonne alors à la foule de s’asseoir. Dans un autre récit, il leur demande de se mettre en groupe. Structurant ainsi cette foule informe en plus petites unités, en familles. Comme les Israélites étaient groupés par tentes. Puis il remercie Dieu et rompt le pain. Nous reconnaissons ici les gestes et les paroles qui président au dernier repas et que nous célébrons aujourd’hui encore en mémoire du Christ. Des gestes, des paroles autour du pain. Qui en font pour celles et ceux qui le reçoivent dans la foi, une nourriture habitée par une force plus grande que le simple mélange de farine, d’eau et de sel.

Ah, et tout compte fait, on se rend compte qu’on a aussi quelques petits poissons! C’est le syndrome du repas canadien. Quand on regarde le tout petit saladier avec lequel on arrive et le nombre de convives, on se dit qu’il n’y aura jamais assez. Et puis au final, on repart toujours avec des restes!
Des restes, il y en aura aussi. On en remplira 7 corbeilles. On parle traditionnellement du miracle de la multiplication des pains quand on évoque ce récit. Mais à aucun moment, il n’est question de multiplication. « Ils mangèrent et furent rassasiés. » De même que les Israélites eurent chacun la ration nécessaire. La manne les rassasia tous justement, quand bien même ils n’en eurent pas la même quantité.
S’il n’est pas question de multiplication, je crois que nous pouvons quand même parler de miracle. Pas un miracle qui se situerait dans le tour de passe-passe du magicien Jésus, mais dans la transformation de la situation. Une situation qui semblait insoluble, marquée par le manque et le dénuement se révèle être signe d’abondance. Si cela, ce n’est pas un miracle!?!

Et finalement, tant d’abondance

7 corbeilles de restes. Dans un autre récit, 12. Derrière ces nombres, un symbole.
12: ce sont les disciples. Chargés à leur tour de donner plus loin.
12: ce sont aussi les tribus d’Israël.
7: c’est le nombre qui exprime ce qui est entier, complet. Ce sont aussi les 7 parties du monde païen.
A deux chapitres d’intervalle, Marc raconte cet épisode de la multiplication ou de l’abondance de pain. La première lorsque Jésus est sur territoire juif, on récolte 12 paniers de restes. La seconde sur territoire païen, avec ses 7 corbeilles. Clairement, l’évangéliste Marc signifie l’universalité du message et de l’action de Jésus. Et ses disciples, porteurs des corbeilles, sont appelés à poursuivre l’œuvre de l’Évangile dans le monde entier.

En tant que chrétiens, nous sommes les héritiers de ces disciples. Humains comme eux, nous sommes parfois submergés par le découragement et l’impuissance. Mais le Christ nous appelle à changer de perspective. A nous décentrer de nous-mêmes pour ne pas voir d’abord ce que nous ne pouvons pas faire. Mais à porter notre regard sur la véritable priorité : des gens qui doivent être secourus. Et ensuite voir les ressources que nous pouvons mettre en œuvre.

Combien récolterons-nous de corbeilles de restes? 7?… 12?… plus encore? L’histoire le dira.
Mais puissions-nous, chers amis, aujourd’hui encore, nous laisser porter par l’espérance.
Puissions-nous donner au Christ l’espace de l’action dans notre monde.
Puissions-nous croire avec lui aux miracles !

Amen

Textes bibliques

Exode 16,11-18

Le Seigneur dit à Moïse: «J’ai entendu les protestations des Israélites. Dis-leur donc ceci de ma part: «Ce soir vous mangerez de la viande, et demain matin vous aurez du pain en suffisance; ainsi vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.»» En effet, le soir, des cailles arrivèrent et se posèrent sur tout le camp; et le matin, tout autour du camp, il y avait une couche de rosée. Lorsque la rosée s’évapora, quelque chose de granuleux, fin comme du givre, restait par terre. Les Israélites le virent, mais ne savaient pas ce que c’était, et ils se demandèrent les uns aux autres: «Qu’est-ce que c’est?» Moïse leur répondit: «C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. Et voici ce que le Seigneur a ordonné: «Que chacun en ramasse la ration qui lui est nécessaire; vous en ramasserez environ quatre litres par personne, d’après le nombre de personnes vivant sous la même tente.»» Les Israélites agirent ainsi; ils en ramassèrent, les uns beaucoup, les autres peu. Mais lorsqu’ils en mesurèrent la quantité, ceux qui en avaient beaucoup n’en avaient pas trop, et ceux qui en avaient peu n’en manquaient pas. Chacun en avait la ration nécessaire.
Traduction Français courant

Marc 8,1-9

En ce temps-là, une grande foule s’était de nouveau assemblée. Comme elle n’avait rien à manger, Jésus appela ses disciples et leur dit: «J’ai pitié de ces gens, car voilà trois jours qu’ils sont avec moi et ils n’ont plus rien à manger. Si je les renvoie chez eux le ventre vide, ils se trouveront mal en chemin, car plusieurs d’entre eux sont venus de loin.» Ses disciples lui répondirent: « Où pourrait-on trouver de quoi les faire manger à leur faim, dans cet endroit désert?» Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» Et ils répondirent: «Sept.» Alors, il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis il prit les sept pains, remercia Dieu, les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer à tous. C’est ce qu’ils firent. Ils avaient encore quelques petits poissons. Jésus remercia Dieu pour ces poissons et dit à ses disciples de les distribuer aussi. Chacun mangea à sa faim. Les disciples emportèrent sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. Or, il y avait là environ quatre mille personnes.
Traduction Français courant